Club de Lecture Chrétienne

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Ne crains pas


Ezéchiel chapitre 2 verset 6

Quant à toi, fils d’homme, ne les crains pas, et ne crains pas leurs paroles, bien que tu sois au milieu d’orties et de ronces et que tu habites avec des scorpions. Ne crains pas leurs paroles et ne tremble pas devant eux, car c’est une communauté rebelle.

 

Le livre du prophète Ezéchiel est un livre que j’aime tout particulièrement. A plusieurs reprises, Dieu s’en est servi pour me parler, pour me diriger et pour me dire que quoi qu’il arrive, il est toujours à mes côtés.

Voilà un homme, Ezéchiel, destiné à être sacrificateur, mais qui à cause de la déportation, conséquence du péché d’Israël, ne pourra pas exercer son ministère. Alors qu’il se morfond en « pourquoi », Dieu se révèle à lui et lui confie un ministère de prophète. En plus, Dieu lui donne un nom de relation avec lui, ce nom par lequel il l’appellera chaque fois qu’il aura une révélation à lui faire, celui de « fils de l’homme ».

Au verset 2.6, il lui confie une mission, sans rien lui cacher de la difficulté qui va avec. C’est pourquoi à quatre reprises en deux phrases, Il l’invite à avoir les regards fixés sur celui qui sera toujours avec lui.

 

- Premièrement : ne les crains pas

  • La crainte, c’est avoir peur, être effrayé, terrifié, se laisser intimider. Être chrétien ne nous préserve pas de connaître ces moments-là. Souvenons-nous toujours que celui qui cherche à nous faire peur a peur à son tour d’un plus grand que lui. Cela s’applique à tous les domaines de notre quotidien et encore plus au domaine spirituel.

 

- Deuxièmement : « ne crains pas leurs paroles »

Il y a des paroles qui font mal, des paroles qui laissent en nous de profondes blessures et qui des fois peuvent nous détruire. Nous ne pouvons pas empêcher les autres de médire, de vociférer, d’être des langues de vipère, MAIS, ce « ne crains pas leurs paroles » peut faire bouclier. Vous connaissez certainement des personnes (ou peut-être vous -même) qui ont été l’objet de paroles blessantes mais qui ne les ont pas entendues alors qu’elles étaient dans un environnement proche. Dieu a su les protéger en fermant leurs oreilles.

 

- Troisièmement : « ne crains pas leurs paroles »

Si cet avertissement et cet encouragement de ne pas craindre leurs paroles revient à deux reprises, c’est que Dieu connait tellement bien la puissance de la parole. C’est par la parole qu’Il a créé ce qui existe, L’apôtre Jean nous présente Jésus comme étant La Parole. Jacques nous parle du pouvoir de la parole, elle construit, elle console, mais elle peut aussi détruire.

 

- Quatrièmement : « ne tremble pas devant eux »

D’autres versions disent « ne t’effraie pas ». Non seulement, ne crains pas leurs paroles, mais ne te laisse pas effrayer par leurs visages. Face à un chien méchant qui sort les crocs, si nous lui montrons que nous avons peur de lui et que nous nous mettons à courir, nous lui offrons la partie vulnérable de notre corps, le dos (la seule partie qui n’est pas protégée par les armes de l’Esprit). Alors, face à l’adversaire et à l’adversité, ne nous dérobons pas !

 

Ces « ne crains pas » d’Ezéchiel 2.6, ne nous invitent pas à bomber le torse en disant « moi, je ne crains rien », mais ils nous invitent à nous réfugier dans celui qui calme la crainte, qui chasse l’effroi et qui nous dit : « je suis là et je serai toujours là »

 


18/03/2020
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Que votre coeur ne se trouble point

« Que votre cœur ne se trouble pas ! » Jean 14.1

 

 

 

La paix est synonyme de repos, de tranquillité, de quiétude et de sérénité. La crainte, elle, peut prendre aussi plusieurs aspects : notre cœur est troublé, nous craignons que …, nous avons « une peur panique » de …, nous appréhendons …, nous redoutons, c’est-à-dire que nous décuplons notre doute ...

 

La Bible nous parle à maintes reprises de ces deux états d’esprit. A ceux qui sont dans la paix, elle montre comment rester dans cette paix. A ceux qui ont perdu cette paix, elle montre aussi comment la retrouver.

 

Connaître des moments de doute, de crainte, de trouble, cela est tout à fait humain et ce n’est pas un péché (que cela soit bien clair pour tous). Thomas n’a pas cru immédiatement à la résurrection de son Maître, mais celui-ci ne l’a pas condamné, les disciples dans la barque ont douté quand Jésus leur a dit de jeter les filets, mais IL leur a tout simplement demandé de lui faire confiance. Pierre a douté qu’il pouvait traverser le lac à pied sec, mais Jésus lui a tendu la main.

 

Dans ce texte de Jean au chapitre 13, Jésus annonce à ses disciples que le moment de sa mort approche. Et voilà que la tristesse envahi leur cœur, ils sont troublés, mais Jésus leur dit : « Que votre cœur ne se trouble pas ! ». Ils sont face à une mort annoncée, comme toi peut-être, le diagnostic est tombé, il n’est plus question que de jours, que de quelques heures. Comment ne pas avoir le cœur troublé, comment ne pas être désemparé ?

 

Le Maître ne se contente pas seulement de leur dire ces sept petits mots, IL leur parle aussi d’espérance. « Je vais vous préparer une place et je reviendrai pour faire avec vous le chemin vers votre nouvelle demeure. Vous n’êtes pas seul, vous ne serez pas seul. »

 

C’est aussi ce qu’il nous dit aujourd’hui. Devant la mort d’un proche, ne nous laissons pas troublés par ce départ, mais faisons lui confiance. Que notre espérance soit plus forte que le trouble de ce départ.

 

 

 


13/02/2020
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