Club de Lecture Chrétienne

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Société et vie chrétienne


Le prix à payer pour un ministère de puissance

Voila un livre qui rien par son titre va certainement en attirer plus d’un! Qu’est-ce qu’un ministère de puissance, d’où vient cette puissance et quel est le prix à payer ?

 

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Asa Alonzo Allen est né le 27 mars 1911 dans une famille alcoolique. Ses deux frères moururent tous deux comme des ivrognes. Il se convertit très jeune, par le ministère d’un serviteur de Dieu qui ouvrit une église en face du la salle de bal de ses parents.

 

Après un début comme itinérant, il fut nommé pasteur à la « Tower Assembly of God » dans le Colorado.

 

C’est lors d’un jeûne durant lequel il cherchait le secret de la puissance de Dieu, que ce dernier se manifesta à lui en lui communiquant les différentes étapes pour  un ministère de puissance et ce qui y faisait osbtacle dans sa vie.

 

Ces différents pas d’obéissance nous sont rapportés dans ce petit livre.

 

Si les dernières annèes du ministère d’Asa Alonzo Allen ne furent peut-être pas aussi exemplaires que celles de ses débuts, cet homme fut néanmoins puissamment utilisé par Dieu pour conduire des pécheurs repentants à la croix.

 

Quand on parle de ministère de puissance, on pense souvent en premier lieu à ceux qui ont « un ministère de la parole », mais les paroles de Jésus s’adressent à TOUT CEUX qui croient, donc à vous comme à moi.

 

Je vous encourage donc à lire ce livre en format e-book en vous focalisant non sur l’auteur, mais sur ce que Dieu veut vous dire par cette lecture.

 

Accès au e-book

 


08/03/2021
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Barnabas, tu m'encourages !

Beaucoup de prénoms bibliques sont choisis par des futurs parents pour leurs enfants tels que, Paul, Jean, Aaron, Caleb, Elie et bien d’autres encore. Je n’ai pourtant jamais rencontré quelqu’un portant le prénom de Barnabas. Et pourtant quel beau prénom !

Pour certains, le point fort qui les caractérise cesse d’être un qualificatif et devient leur prénom et le vrai prénom est alors complètement oublié. Tel fut le cas de Joseph dont il est question dans le chapitre 4 du livre des Actes.

 

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… un certain Joseph possédait un terrain. C’était un lévite originaire de Chypre ; les apôtres le surnommaient Barnabas, ce qui veut dire « l’homme qui encourage ». Actes 4 :36

Joseph signifie « IL (Dieu) ajoutera ». Son nom était lié à une certitude, à une promesse pour lui, mais voyant le don que Dieu lui avait confié, les apôtres décident de l’appeler : Barnabas, « celui qui encourage », « fils d’exhortation ». De « centré sur lui », il devint « tourné vers les autres ».

Dans ce livre, Maurice Decker nous retrace l’histoire de cet encourageur.

Je ne vous cacherai pas que j’ai mis du temps à entrer dans ce récit, mais une fois qu’on y est, on voudrait tous devenir des Barnabas, quelqu’un qui encourage, console, réconforte, secourt, soutient, protège, conseille … Un proverbe dit qu’on ne peut donner que ce qu’on a reçu, cet amour, cette consolation, ces encouragements que Barnabas prodiguait autour de lui, il les avait d’abord reçus de son Dieu.

 

Decker nous rappelle aussi que c'est la mission du Saint-Esprit que de nous soutenir, encourager et reconforter. Il est LE Consolateur.

 

Bâtir des ponts vers les autres, avoir un regard de grâce et un esprit d'équipe font partie des leçons que nous enseigne Barnabas au travers de sa vie et de son ministère.

 

Je ne saurais trop vous encourager à lire ce livre, à vous replonger dans la vie de Barnabas et à être ses imitateurs.

Je terminerai en vous mettant ci-dessous cet article de mon ami Olivier parue dans la Tribune de Genève le 15 septembre 2014.

 

 

Etes-vous un "encourageur" ?

  

Jackie Robinson est le premier athlète noir devenu joueur de baseball professionnel. Dès le début de sa carrière il a dû essuyer les huées de la foule. Un jour, alors qu'il jouait à domicile, il a commis une faute et les supporters se sont mis à le huer. Pee Wee Reese, un joueur blanc, l'a rejoint et s'est tenu à ses côtés. Il a mis son bras sur l'épaule de Robinson ; ils ont tenu tête à la foule. Les supporters se sont tus et le match s'est poursuivi. Plus tard, Robinson a dit que ce qu'avait fait Reese ce jour-là avait sauvé sa carrière ! 

Cette anecdote est proposée par l'excellente rubrique "pensée du jour" du site "top chrétien".

Encourager est un cadeau de Dieu. C'est aussi une vocation qui anime naturellement - ou devrait animer - toutes celles et ceux qui sont des disciples de Jésus. Soyons attentifs et réactifs : il y a sûrement dans notre environnement un "prochain" qui a besoin d'un bras ferme sur son épaule ou d'un mot doux et fort sur une blessure de son cœur.

Olivier Emery 

 

Où trouver ce livre?


21/11/2020
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Restrictions pour les églises ou ouverture pour l’Eglise ?

Il était une fois

Le chapitre 6 des Actes nous parle de la lapidation d’Etienne, qui devait précéder une grande vague de persécution dont un des acteurs était un certain Saul de Tarse. Au chapitre précédent (Actes 6.1), il y a cette belle constatation : « A cette époque-là, comme le nombre des disciples ne cessait d’augmenter… ». L’exécution d’Etienne a donc été l’élément à partir duquel une grande persécution s’est abattue sur l’Eglise.

Les chrétiens de Jérusalem ne pouvaient plus vivre leur foi, se réunir comme auparavant, leurs libertés étaient bafouées et la peur s’était emparée de beaucoup. Ils étaient face à trois possibilités :

  • Vivre leur foi en cachette, faire le moins de bruit possible, rester en vase clos en se disant que demain sera peut-être meilleur …
  • Braver les autorités en disant qu’il vaut mieux mourir pour la Bonne cause …
  • Vivre leur foi ailleurs, autrement, sans rien renier et sans se mettre contre la loi des gouvernants.

C’est à cette troisième solution que beaucoup se rallièrent, et cette sagesse fut accompagnée d’une grande bénédiction. C’est ainsi que l’Eglise pu enfin accomplir sa mission d’évangélisation : « : Vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde. » Actes 1.8

 

Similitudes ?

Il y a-t-il une similitude avec cette période que nous vivons, aujourd’hui en 2020 ?

La crise sanitaire que nous traversons a de lourdes conséquences et de profondes répercutions sur l’organisation et la gestion de l’Eglise.

La fermeture des lieux de culte pendant plusieurs semaines a privé beaucoup d’entre nous de notre tissu social, de rencontres physiques et fraternelles qui pour certains, notamment nos aînés constituaient leur seul moment de partage et de communion. Plus encore, ils ont été privés de visites, de partages, de moment de prière à deux ou à trois.

Faisons-en sorte que personne ne reste sur le bord du chemin. Usons de tout ce qui est à notre disposition pour maintenir le contact et le lien fraternel (contacts téléphoniques, textos, WhatsApp, mails, internet, sans oublier le bon vieux courrier postal …)

 

Les belles initiatives

Je me réjouis de tous les dons, les talents qui ont été mis à jour pendant cette période. Certaines églises ont devancé leurs prévisions pour diffuser des cultes en direct via YouTube, des rencontres zoom se sont multipliées, des chorales se sont formées via le Net. Nous avons vu des églises de dénominations différentes s’unir pour des actions communes, comme des paniers alimentaires.  Vous en connaissez sûrement beaucoup d’autres belles actions de ce genre.

 

Les restrictions : obéir ou se taire

Face aux restrictions et aux directives des gouvernements, que devons-nous faire en tant que chrétiens ? Masque, distanciation sociale, restrictions, vrais ou fausses informations, tantôt noir, tantôt blanc, qui croire, que faire ?

La Bible nous enseigne la soumission aux autorités, mais avec une seule limite : tant que cela n’est pas contraire à la foi chrétienne.

Que la peur du gendarme ne soit pas seulement notre seule motivation, mais que toutes nos actions soient conduites à la lumière biblique. « faites-le de tout votre cœur, et cela comme pour le Seigneur et non pour des hommes. » Colossiens 3.23

Si, au lieu de relever les aspects négatifs de la gestion de la situation actuelle, nous nous attachions à voir ce qui peut se dégager de positif ? Transportons-nous dans l’église de Jérusalem, et analysons comment ils ont géré cette persécution.

Plusieurs pays ont pris des mesures limitant le nombre de participants aux cultes, port du masque obligatoire, distanciation ou fixant le nombre de participants. Dans certains pays, les églises chrétiennes ont été nommément citées, comme ne pouvant pas se réunir à plus de dix personnes. Au Québec, c’est entre 25 et 50 personnes maximum alors que certaines églises totalisent des milliers de membres.

Est-ce que les évènements d’aujourd’hui ne vont pas nous conduire à vivre l’Eglise autrement ?

Que faire ?

 

Le temps de l’essaimage

Les chrétiens de Jérusalem en ont profité pour ouvrir d’autres églises. Si pour nous aujourd’hui c’est le temps de l’essaimage qui était venu ?

Imaginons ce que ce serait si toutes les églises de la ville se divisaient par groupe de 50 pour ouvrir d’autres lieux de culte. Je crois que là, le diable serait pris à son propre jeu.

Il y a quelques années, quelqu’un disait que son vœu le plus cher, c’est qu’il y ait autant d’église que de bistrots. Si une telle chose se faisait, imaginez l’impact que l’Eglise aurait dans ce monde.

Bien sûr, cela a un coût, mais sommes-nous prêts à en payer le prix ?

On pourra alors dire à l’image de la première église : « A cette époque-là, le nombre des disciples ne cessait d’augmenter ».

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles » disait Sénèque.

 

Henry

 


22/09/2020
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Le réveil de Guadeloupe

 

C'est en 1968, que Georges et Daisy Kaakil rentrant en Guadeloupe après un congé administratif dans la région de Pau (Pyrénées Atlantiques), racontèrent à quelques personnes, entre  autres, leur pasteur, ce qu’ils avaient vécu à cette occasion dans une église de là-bas, une église charismatique, en pleine croissance. Cela ne fut pas bien reçu par ce pasteur pour qui ces manifestations du Saint-Esprit étaient pour la première église. Néanmoins, quelques anciens furent interpellés par son récit et voulurent en connaître plus. Ils quittèrent leur assemblée  et formèrent un petit groupe d’une quinzaine de personnes et prièrent pour que vienne sur leur île cette bénédiction. Ils prirent contact avec les ADD de France qui quelques mois plus tard leur envoya un évangéliste : Jacques Giraud. 

 

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"De nationalité Française, Jacques GIRAUD est né en 1931 dans le Midi de la France. Il a travaillé un moment dans l’hôtellerie. C’est à l’âge de 19 ans qu’il se converti au protestantisme, après avoir été guéri miraculeusement par le seigneur de problèmes liés aux os et d’une dépression nerveuse. Giraud commence le ministère à l’âge de 23 ans. Il a parcouru pas moins de 25 pays dont : l’Algérie ou il resta 10 ans comme missionnaire, la Nouvelle-Calédonie, Djibouti…Il est décrit comme un homme petit, mais de forte carrure, et qui avait rien d’un prophète (…) C’est de la Guadeloupe où il  ètait missionnaire des AD en 1973 qu’il vient en côte d’ivoire et il devrait se rendre au Gabon. "

 


extrait de :  https://www.facebook.com/groups/2318663355078705/permalink/2579030605708644/

 

Entre temps, ce petit groupe avec l’argent de leur dîme avait loué un appartement pour recevoir cet évangéliste et transformé le garage en salle de réunion pouvant contenir une centaine de personnes. Cette salle se situait au 5 Rue Descamps à Basse-Terre, actuellement Rue Martin Luther King, près du lycée Gerville-Réache.

 

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Quand jacques Giraud arriva avec sa famille, l’appartement était meublé, les bancs étaient flambant neufs (Charles Laclé en avait fait l’armature en tube et Emile Bureau les assises et dossiers).

 

Un petit groupe de quinze chrétiens qui priaient, allait bouleverser toute la Guadeloupe. Les premières réunions commencèrent dans ce garage qu’on dû agrandir en rajoutant une estrade qui le plongeait sur la cour arrière. Une campagne d’évangélisation fut lancée pour une semaine, tous les soirs à 18 heures 30, et cela sans aucune publicité que le bouche à oreille. Le slogan était "La délivrance aux Antilles", et on commençait toutes les rencontres en chantant :

 "Les Antilles seront pour Jésus

  Si nous marchons unis avec Lui

  Un pays qui le sert et l'honore

  Et témoigne du pouvoir de Dieu

  Luttons donc avec ardeur et flamme

  Annonçons le Seigneur en tout lieu

  Oui chrétiens combattez

  Les Antilles sauvés

  Car Jésus bientôt reviendra

  Oui chrétiens combattez

  Et le monde sauvé

  Car Jésus bientôt reviendra."

 

Jacques Giraud annonçait l’Evangile, appelait les gens à la conversion à Christ, puis priait pour les malades. Je ne l’ai jamais vu exercer un don de guérison à proprement parler, mais il avait l’onction pour mettre la foi des gens en mouvement. Et ils étaient guéris !

La semaine prit fin, et la campagne fut prolongée d’une semaine supplémentaire. Les gens venaient de toute la ville de Basse-Terre, et le garage devint trop petit. Qu’à cela ne tienne, on fit une réunion supplémentaire l’après-midi à 15 heures 30. Cela ne suffit pas pour accueillir tout ce monde qui venait de toute l’île. Alors une troisième réunion fut rajoutée, le matin à 9 heures 30. Ceux qui venaient écouter la bonne nouvelle étaient toujours aussi nombreux ! Il faut dire qu’en parallèle, il y avait une quatrième réunion tous les matins de 6 à 7 heures. Je crois que c’est là que prenait naissance cette puissance de conviction de péché et cette puissance de guérison qui se déversait sur les foules le reste de la journée. C’était la réunion de prière. Que de bénédictions ont été reçues lors de ces réunions !

 

 

De semaines en semaines, la campagne d’évangélisation était prolongée, car toujours plus de gens y venaient. Il fallut trouver une plus grande salle. Ce fut l’Hôtel Royal, fermé depuis quelques années, qui rouvrit ses portes à cette occasion,

 

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puis le préau de l’école Pichon mis à disposition par Le docteur Jérôme Cléry, maire de la ville puis, le stade de la Gauloise,

 

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et le cinéma Tivoli dans le quartier du Bas-du-bourg.

 

Des centaines de personnes se sont données à Christ pendant ce temps de réveil, et ont été remplies du Saint-Esprit. Des centaines de malades ont été guéris de maladies de toutes sortes. Dieu était à l’œuvre dans ces réunions d’évangélisation mais aussi et surtout lors des rencontres de prières.

Comme Jacques Giraud était avant tout un évangéliste, il fit appel à quelqu’un qui avait un ministère pastoral pour prendre soins de cette église naissante. Ce fut Gabriel Waccus, un véritable berger ! J’ai eu le privilège d’être à leurs côtés au début de cette œuvre, et je peux dire que la clé de ce réveil c’était la prière, une prière qui amène à la consécration, à recevoir le pardon de Dieu, et à pardonner à notre tour.

 

C'est dans ces moments-là que Dieu appela plusieurs à son service, 

après moi, à Basse-Terre, il y eu Joseph, Marc et Jacques. Pour ma part, c'est pour des raisons purement personnelles que de ma seule initiative, j'ai interrompu ma formation avec Giraud et Waccus.

 

Quelques mois plus tard, Jacques Giraud découvrit un petit coin de paradis à Saint-Claude, au-dessus de la cité Ducharmoy. C'était une maison coloniale avec un grand parc planté de manguiers, un garage à l'entrée et une boucan. (C'était une batisse en bois sur deux niveaux avec plusieurs chambres qui était devancée d'une grande terrasse qui servait à l'origine au séchage du café). Il appela cet endroit "Bethanie" car disait-il, c'est là que Jésus allait se reposer.

Béthanie devint le lieu de rassemblement pour les rencontres d'église et les camps de jeunes. Le garage fut transformé en dortoir pour les garçons et la boucan en dortoir pour les filles.

 

Aujourd'hui, c'est à la rue Maurice Marie-Claire que se déroulent les activités de l'église. Cela a commencé par l'achat d'une première parcelle sur laquelle était édifiée une grande maison en bois, puis dans un deuxième temps, a suivi l'acquisition d'une deuxième parcelle sur laquelle est construite le temple actuel. La maison en bois a été démolie pour faire place au parking et à un bâtiment annexe.

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 "La délivrance aux Antilles" n'allait pas se cantonner à la capitale. Jacques Giraud allait ouvrir d'autres lieux de culte sur l'ile. Après Basse-Terre, ce fut Capesterre. Il avait le don de trouver les salles dont il avait besoin, cet homme. Les rencontres commencèrent à la Rue Schoelcher, dans un bâtiment inachevé depuis des années. Tous, (lui compris), nous nous sommes retroussé les manches pour déblayer et  blanchir à la chaux ce qui allait devenir la salle de culte. 

 

Puis Pointe-à-Pitre. 

 

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C'est à l'angle des Rues Denfer, Raspail et Chemin neuf que commença cette oeuvre. Au rez-de-chaussée, c'était la salle de réunion et à l'étage l'église des enfants. C'est aussi là que nous dormions le samedi soir, pour être sur place le dimanche de bonne heure. 

Plus tard, l'église s'installa au Rond-point Miquel avec comme pasteur Gabriel Waccus, avant de déménager à Grand-Camp.

 

De cette Assemblée de Pointe-à-Pitre sont sortis comme à Basse-Terre, des pasteurs de la première heure, Guy, Fred, et Nestor.

J'eu aussi le privilège d'être avec lui pour le démarrage de Gourbeyre et de Petit-Bourg. 

D'autres missionnaires venus de France ont aussi collaboré à la propagation de la Bonne Nouvelle. Sont du nombre : Lucien Sénégas (qui arriva avec une Citroën HY, don de son église de Bézier à la nouvelle oeuvre),  Derrien, Noirclerc (qui se donna sans compter pour l'installation de Béthanie 2), Jean Mafre, Sciacca, Guy Hamel, Robert Vicédo, Daniel Gerbore ... 

 

Pour démarrer et développer cette oeuvre, c'est Dieu qui a choisi Ses ouvriers. IL connaissait leurs forces et leurs faiblesses, mais par-dessus tout, il a fait prévaloir son amour sa miséricorde et son pardon.

 

Aujourd’hui, des dizaines d’églises en Guadeloupe sont issues de ce réveil.

 

Anecdotes:

1- Je me souviens de Madame "S", qui un jour à 4 heures du matin, descendit à pied du Matouba pour aller prendre le car à Saint-Claude et se rendre à la réunion de prière. Comme elle était en avance, elle s'assis sur un banc et se mit à prier, et là, Dieu la baptisa du Saint-Esprit.

 

2- Un jour en revenant de Pointe-à-Pitre, la fille cadette de Jacques Giraud qui s'était endormie dans la voiture, se réveilla et dit : "on a déjà passé Saint-Jésus?" Elle voulait parler d'une région appelée "Saint-Sauveur". (quel beau lapsus!)

 

3- Lors des réunion qui se tenait au cinéma Tivoli, une fillette de 12 ans sourde-muette a été guérie. Son père était très connu dans le milieu sportif à Basse-Terre. Ses amis lui dirent que s'il déclarait sa fille guérie, il perdrait sa pension. Il suivit ce conseil et sa fille redevint sourde-muette.

 

4- Un jour, j'accompagnai Jacques Giraud lors d'une visite à Gourbeyre. Une mère nous présenta son fils paralysé et épileptique. Il demanda à la mère de l'emmener à la réunion de l'APM à l'hôtel Royal. Ils arrivèrent en taxi et j'ai dû prendre ce jeune homme dans mes bras pour l'emmener à une chaise. Après je me suis rendu compte qu'il avait bavé sur toute ma chemise.

Après la réunion, ce jeune homme est reparti guéri.

 

5- Les camps organisés à Béthanie se terminaient toujours par un grand feu de joie. Lors d'un de ces feux de joie, ce sont les cannes et les béquilles que les miraculés avaient laissées sur place qui servirent à l'alimenter. Il y en avait des dizaines et des dizaines.

 

D'après mes souvenirs, Henry Bouchaut.

 

N.B : Si, toi qui lis ces lignes, tu as connu ce temps, je t'encourage à me faire parvenir ton témoignage que je rajouterai en le signant de ton nom ou d'un speudo, en cliquant sur "contact" en bas de page. 

 

 

 


25/08/2020
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J'ai osé Dieu

Voilà un livre dont la lecture m’a amené à me poser bien des questions sur comment nous, chrétiens, nous dressons des barrières d’impossibilités pour ne pas apporter la bonne nouvelle de Christ à certaines catégories de personnes ou de socio professionnels, pour ne pas rendre témoignage.

Dans ce livre, Michel Delpech raconte sa quête de Dieu et sa rencontre avec Jésus. Un parcours qu’il a pratiquement fait tout seul, alors que, j’en suis sûr, nombre de croyants ont croisé sa route.

 

Michel Delpech est bien connu dans le monde du show-biz. Certaines de ses chansons, comme Chez Laurette, Pour un flirt, Les divorcés ou Le Loir-et-Cher font partie du patrimoine de la chanson française. 

Suite à son divorce en 1973, Delpech connaît une grande période de doute et de dépression. Il s'adonne à l'alcool, à la drogue et aux sciences occultes.  Il racontera cette traversée du désert dans une biographie, L'homme qui avait bâti sa maison sur le sable.

En 1986 lors d'un pèlerinage à Jérusalem il tombe en larmes devant le tombeau du Christ. Il avait rencontré le Christ ressuscité. C’est le jour de sa conversion dira-t-il.

En janvier 2013,  on lui détecte un cancer de la langue et de la gorge. Il révèle alors au grand public sa foi chrétienne et publie J'ai osé Dieu. Un an plus tard, il évoque sa mort dans un conte musical La fin du chemin.

Il meurt le 2 janvier 2016 des suites du cancer.

 

 

 

 

 

J’ai aimé lire ce livre qui n’a pas été corrigé par un théologien (il y a beaucoup d’erreurs théologiques), car s’il l’avait été, il n’en resterait que quelques pages, car épuré du vécu et du questionnement de l’auteur.

Ne nous arrêtons donc pas à ces erreurs ou à ces incompréhensions, mais voyons plutôt comment Dieu cherche et trouve le pécheur.

Nous ne sommes pas étonnés, et même, nous nous réjouissons qu’il y ait des aumôniers militaires, des aumôniers des hôpitaux, des aumôniers des prisons, mais à l’instar de Jean-Claude Chablot qui a été le premier aumônier au Palais Fédéral à Berne, en Suisse,  pourquoi n’y aurait-il pas aussi un ou des aumôniers du show business ? Démos Shakarian lui, a eu la vision des Hommes d’affaires chrétiens (des hommes d’affaires qui témoignent aux hommes d’affaires). Qui répondra à l’appel de tous ces hommes, de toutes ces femmes qui au fond de leurs cœurs cherchent Dieu alors qu’ils sont entourés d’une si grande nuée de témoins ?

Dans ce livre-témoignage, Delpech parle de sa foi et de sa relation avec Christ à la façon du nouveau converti qui découvre un si grand amour, une relation si intime, mais qui a aussi tant de questions sans réponse. Il porte un regard lucide sur l’Eglise catholique qui est la sienne, remet en question certains dogmes et certaines pratiques, puis termine par un vibrant plaidoyer sur la relation entre l’Eglise (le pape et le Vatican) et les hommes.

Certains passages de ce livre peuvent faire naître des questions,  apporter des réponses, ou simplement encourager. Quand il écrit : « Je pourrais résumer le but de toute ma quête spirituelle en deux mots : aimer Jésus », on ne peut que se dire qu’il avait tout compris.

Ce livre (que vous trouverez dans toutes les librairies), n’est pas à lire comme un roman, mais comme un appel renouvelé de Jésus à apporter cette bonne nouvelle à tout homme, y compris à ceux du show-business.

 


30/08/2019
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