Club de Lecture Chrétienne

Club  de Lecture Chrétienne

Où est ton frère?

Lecture :

- La parabole des deux fils, Luc chapitre 15 versets 11 à 32

-Genèse chapitre 4, verset 9 

 

Dans ce chapitre 15 de Luc, Jésus enseigne ses disciples en leur racontant trois paraboles.

  • Du verset 1 à 7, la parabole de la brebis perdue
  • Dans les versets 8 à 10, la parabole de la pièce perdue
  • Et du verset 11 à 32, la parabole des deux fils

On peut dire que Luc 15 c’est le chapitre des perdus.

 

1- La parabole de la brebis perdue, nous parle du pécheur qui trouve, saisit main de Dieu, accepte son salut et se joint au troupeau du bon berger.

1- La parabole de la brebis perdue, nous parle du pécheur qui trouve, saisit main de Dieu, accepte son salut et se joint au troupeau du bon berger.

2-	Dans la parabole de la pièce qui est perdue dans la maison, on peut voir  celui qui par ce qu’il est dans l’église, par ce qu’il jouit de tout ce qui s’y passe, ne réalise pas que même en étant à l’église depuis toujours, en étant à l’intérieur de la maison, il peut être perdu, perdu.

2- Dans la parabole de la pièce qui est perdue dans la maison, on peut voir celui qui par ce qu’il est dans l’église, par ce qu’il jouit de tout ce qui s’y passe, ne réalise pas que même en étant à l’église depuis toujours, en étant à l’intérieur de la maison, il peut être perdu, perdu.

3-	Puis vient la parabole des deux fils. Le fil prodigue, c’est celui qui purement et simplement, par une décision volontaire s’est éloigné de Dieu.

3- Puis vient la parabole des deux fils. Le fil prodigue, c’est celui qui purement et simplement, par une décision volontaire s’est éloigné de Dieu.

 

Dans ces trois paraboles, il y a comme un refrain qui revient, un refrain qui revient comme après chaque couplet d’une chanson.

Le berger

Verset 6 de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.’ 

La femme

Verset 9 Lorsqu'elle l'a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines et dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce que j'avais perdue.’

Le père (à deux reprises)

Versets 23 et 32 Mangeons et réjouissons-nous, 24 car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’  32 « … il fallait bien faire la fête et nous réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’»

 

Quel que soit le cas présenté, Jésus nous dit qu’il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repend, que pour 99 autres qui n’ont pas besoin de repentance.

 La troisième parabole est la plus longue et la plus détaillée des trois et il est riche en enseignements. Il met en scène trois personnages, deux fils et leur père.

Le plus jeune des fils qui a décidé de vivre sa vie, va voir son père et lui dit : « Ecoute, papa, je ne pensais sincèrement pas que tu vivrais aussi longtemps, et puis que tu n’as pas compris qu’il est temps pour toi de mourir, alors donne-moi la part d’héritage qui devra me revenir à ta mort. »

Quel culot, et quel manque de respect envers son père !

Ce jeune homme avait oublié une chose, la définition de ce qu'il demande, du mot héritage.

L’héritage, c’est ce qu’on reçoit lorsque le testateur, celui qui lègue, celui qui donne, quand ce dernier est mort. Tant que le testateur est vivant, il n’y a pas d’héritage.

Hébreux 9.16 En effet, là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. 17 Un testament n'entre en vigueur qu'en cas de décès, puisqu'il n'a aucun effet tant que le testateur vit.

Cette disposition est inscrite dans la loi de tous les pays, en France Code civil 967 et suivants.

 Le père qui est un bon gars, se dit qu’il faut que la jeunesse fasse ses expériences, et il partage ses biens entre ses deux fils.

Et voilà que ce jeune homme s’en va de la maison avec de l’argent plein les poches, puisque sa part lui a été donnée en monnaie sonnante et trébuchante. Comme l’herbe est toujours plus verte dans le champ d’à côté, il veut découvrir tout ce dont selon lui il a été privé jusqu’à maintenant. Il se fait beaucoup de nouveaux amis, il est invité dans la haute société, il est servi dans des services en argent, il découvre le goût du champagne « Don Pérignon » et du caviar.

Il n’y a plus autour de lui tous ces gens bien intentionnés toujours prêts à lui donner des conseils qu’il n’avait pas demandés.

Ce jeune homme est enfin libre, il peut vivre sa vie comme il l’entend.

 

 

Quelques temps plus tard, il fait deux très grandes découvertes :

  • Beaucoup d’argent, beaucoup d’amis, pas d’argent, pas d’amis !
  • L’argent ne dure pas toujours.

Ceux qui hier étaient ses amis, ne le connaissent plus. Petit à petit, il est obligé de vendre les bijoux qu’il s’était achetés, les habits faits sur mesure, et il se retrouve démuni de tout. Il veut chercher du travail, mais il ne sait rien faire. Il n’a aucune formation, aucun diplôme, rien. Il va voir un ami avec qui il a passé bien des soirées ensemble. Lui peut-être pourra lui proposer quelque chose, mais la seule place qu’il peut lui proposer, c’est de nourrir ses cochons !

Il ne pouvait pas tomber plus bas, car pour lui qui est juif, le cochon est un animal impur, mais s’il veut survivre, il doit travailler pour se nourrir!

 

Alors, du plus profond de sa déchéance, il se souvient de la maison, de SA maison, il se souvient de son père, de la bonté de ce père qui a toujours pourvu à tous ces besoins. Et là, il prend une décision : 18 Je vais retourner vers mon père et je lui dirai: Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, 19 je ne suis plus digne d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes ouvriers.’ 

Joignant le geste à la parole, il rentre à la maison. Il est persuadé qu’après ce qu’il a fait, après le déshonneur qu’il a jeté sur la famille, il est persuadé que personne ne l’attend, et c’est là qu’il se trompe. Il y a quelqu’un qui l’attend. Il y a quelqu’un qui tous les jours scrute l’horizon dans l’espoir de voir son fils au bout du chemin. Il y a un père qui n’a jamais, JAMAIS fait le deuil de son fils.

Combien de fois, en rentrant de la chasse, le fils aîné a vu son père prostré, la tête entre les deux mains et il lui a demandé ce qu’il avait. Le pauvre père relevant la tête lui faisait toujours cette même réponse, qui était plus une question qu’une réponse : « Où est ton frère ? »

 

Et un soir, ce père voit une poussière se soulever au loin, il y a quelqu’un sur le chemin. Il regarde, mais il ne peut pas discerner la silhouette, donc il attend que les contours soient plus dessinés et au bout d’un moment, il reconnait la démarche de son fils.

Il a tellement espéré ce moment qu’il n’ose même-pas y croire ! Il faut qu’il en ait le cœur net, et il court sur le chemin à la rencontre de cette silhouette. C’est son fils, c’est bien lui.

 

Le fils commence à lui dire ce qu’il a tant de fois répété en prévision de ce moment : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils  mais il n’a pas le temps de lui dire le reste de la phrase : traite-moi comme l'un de tes ouvriers, que le père appelle ses serviteurs demande qu’on lui mette des habits de fête et qu’on tue le veau gras.

Le père a retrouvé son fils, celui qui était dans sa maison et qui est parti voir ailleurs. Aujourd’hui, il est de retour.

 

C’est là, pendant la fête que rentre en scène le troisième personnage de l’histoire : le fils aîné.

 

Il a entendu la musique au loin. Il savait qu’aucune fête n’était prévue ce jour-là, et quand on lui dit que c’est la fête par ce que son frère est de retour, il laisse éclater sa colère.

  • Moi, entrer dans cette maison, lui faire la bise, m’asseoir à côté de lui, partager le même repas que lui ? Non, tout, mais pas ça ! tant qu’il sera là, je ne rentrerai pas.

Et il se met à invectiver son père qui est sorti pour le convaincre.

  • Papa, tu as la mémoire courte, tu ne te souviens pas comment il t’a traité quand il est parti, et puis, tu ne le sais pas, mais moi, je vais te le dire, tout l’argent avec lequel il est parti, il l’a mangé avec les prostitués.

Le regard du père se fige, une profonde tristesse se lit sur son visage.

  • Qu’est-ce que tu as dit, tu savais donc où il était, tu sais qu’il ne s’est pas passé un seul jour sans que je pleure mon fils qui avait quitté la maison, tu savais où il était et tu n’as rien fait pour aller le chercher ?

Que répondre à ça, sinon ignorer la question et continuer à accabler ce père ?

  • Papa, voilà tant d'années que je suis à ton service sans jamais désobéir à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis. 

Pour ce fils aîné, tout tournait autour du matériel. Quand son frère est parti, le père lui a donné sa part d’héritage, soit 1/3 de ses biens. 1’200'000 €. Ce frère cadet est donc parti avec 1/3 soit 400’000€, car lui, celui qui est resté jouissant du droit d’aînesse avait droit à une double portion, soit 2/3, 800'000 €. Deutéronome 21.17 Il reconnaîtra au contraire comme premier-né le fils de celle qu'il n'aime pas et il lui donnera une double portion de son bien, car ce fils est le premier de ses enfants. Le droit d'aînesse lui appartient

Mais maintenant que l’autre est revenu, (il ne l’appelle même pas par son nom, il est devenu « l’autre ») papa va faire comme si rien ne s’était passé, et il va lui léguer une autre part d’héritage.

Et ce fils aîné, non seulement n’avait rien fait pour ramener son frère à la maison, mais il refusa de prendre part à la fête.

Dans lequel de ces deux frères te reconnais-tu ce matin ?

On va laisser de côté le fils cadet et considérer que nous tous dans cette salle, ce matin, nous sommes tous, vous et moi, des frères aînés. Où est notre frère cadet ?

  • Comme toi, comme moi, ce frère cadet a reconnu et accepté Dieu comme son père, Jésus-Christ comme son sauveur
  • Comme toi, comme moi, il a eu sa part à la table familiale

Mais un jour, il a cru que l’herbe était plus verte ailleurs et il a quitté la maison du père.

Nous avons envers lui une responsabilité de frère aîné. Nous pouvons endosser cette responsabilité, être un frère aîné responsable ou alors l’ignorer.

Comme ce père dans cette parabole, Dieu est un Dieu de grâce, un Dieu qui pardonne et un Dieu qui donne une seconde chance. A moi, il a donné une seconde chance. Il a mis sur mon chemin quand j’en avais besoin un frère aîné qui a su prendre ses responsabilités de frère aîné et par de simples attentions, me rappeler l’amour du père.

Je sais donc de quoi je vous parle ce matin !

Aujourd’hui, quel est l’invitation de Dieu pour toi ?

  • T’invite-t-il ä aller chercher cette brebis égarée et à l’amener dans le troupeau ?

 

  • T’invite-t-il à encourager, à soutenir celui qui est dans l’église, mais qui n’a pas encore fait cette démarche de reconnaître Jésus comme son sauveur. Veux-tu être celui que Dieu veut utiliser pour l’amener à la pleine lumière ?

 

  • Ou alors, Dieu t’invite-t-il à aller rechercher celui (ou celle) qui s’est éloigné de la maison de son Père ?

 

 

 



19/03/2019
1 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 365 autres membres